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La dépendance affective, une fatalité ?

Dernière mise à jour : 28 juil.


Qu’est ce que la dépendance affective ?

La dépendance affective est un sujet fréquent de consultation en hypnose. Afin de comprendre comment la surmonter, nous devons d’abord la définir. Selon Tomasella (2014), la dépendance affective peut être assimilée à une forme d’addiction. Elle en fournit une définition large dans laquelle elle inclut aussi bien les substances chimiques que les « choses », les personnes et les situations.


Les addictions affectives comportent une ou plusieurs des caractéristiques suivantes (Cohen, 2014):


  • La volonté d’être aimé à tout prix,

  • Une sensibilité exacerbée au regard et à l’approbation d’autrui,

  • Une difficulté à rester seul(e),

  • Une sensation de vide intérieur,

  • La recherche permanente d’une forme de fusion (Assimacopoulo, 2010)


Une autre particularité de cette dépendance est qu’elle a pour conséquence le refoulement d’un autre besoin qui demeure bien enfouie dans l’inconscient. Il s’agira alors de le retrouver à travers un accompagnement en hypnose afin qu’il puisse être comblé.


L’addiction affective n’est pas toujours unilatérale; le/la partenaire peut plus ou moins consciemment renforcer la dépendance de l’autre afin de mieux consolider et contrôler le lien qui existe entre eux ; il se peut qu’il souffre lui-même d’une forme de dépendance affective.


Motifs de consultation

Il est rare qu’une personne évoque la dépendance affective en consultant un thérapeute. Cependant, de nombreuses personnes se plaignent de difficultés à entrer dans et à maintenir des relations saines avec les autres, ainsi que de difficultés à vivre seul(e). Ces difficultés peuvent concerner aussi bien les relations amicales qu’amoureuses.


Comment réduire la dépendance affective ?

Il existe plusieurs manières de sortir d’une dépendance affective dont l’hypnose. Le but des séances est de parvenir à intérioriser une meilleure estime de soi afin que la personne qui en souffre puisse construire des liens avec autrui basés sur le respect et de soi et des autres.


Il est souvent également pertinent d’explorer dans le passé de la personne à travers des techniques spécifiques des évènements qui auraient été vécus de manière traumatique. On constate aussi fréquemment des difficultés en lien avec l’attachement précoce avec le/les parent(s) qu’il convient également de traiter.


La dépendance affective n'est pas une fatalité!


Bibliographie:


Assimacopoulo, S. (2010). L’addiction relationnelle. Gestalt, 37(1), 117‑132. https://doi.org/10.3917/gest.037.0117

Brusset, B. (2004). Dépendance addictive et dépendance affective. Revue francaise de psychanalyse, 68(2), 405‑420.

Cohen, S. (2014). 40. Dépendance affective. Dans : Antoine Bioy éd., Hypnothérapie et hypnose médicale: En 57 notions (pp. 241-246). Paris: Dunod. https://doi.org/10.3917/dunod.lhopi.2014.01.0241

Tomasella, S. (2014). Je l’ai tellement dans la peau que j’en deviens marteau. Psychotropes, 20(1‑2), 135‑151. https://doi.org/10.3917/psyt.201.0135


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